Présence n’est pas un blog.
C’est un espace.
où l’on ne vient pas apprendre.
Ni comprendre davantage.
Ni s’améliorer.
On y vient
pour se reconnaître.
Présence est un lieu d’écriture.
Un lieu de dépôt.
Un lieu de résonance.
Ici, rien n’est expliqué.
Rien n’est simplifié.
Rien n’est optimisé.
Chaque texte est une pièce vivante.
Un fragment de vérité incarnée.
Une parole tenue, posée, consciente.
Des mots écrits
depuis la profondeur.
Des textes qui ne cherchent pas à convaincre.
Qui ne rassurent pas.
Qui ne promettent rien.
Seulement une chose :
être juste.
Présence parle de :
– incarnation
– choix intérieurs
– responsabilité de soi
– silence fertile
– puissance calme
– beauté non spectaculaire
– transformation sans bruit
Ce sont des textes à lire lentement.
Ou à refermer, puis à rouvrir plus tard.
Présence s’adresse à celles qui :
– sentent qu’elles ne peuvent plus vivre à moitié
– savent que la profondeur n’est pas confortable
– ne cherchent plus de méthodes
– reconnaissent la vérité quand elle se présente
– n’ont plus besoin d’être convaincues
Si vous cherchez des réponses rapides,
cet espace ne vous parlera pas.
Si vous sentez un appel sans forme précise,
alors peut-être que oui.
Certains textes naissent
parce qu’un accompagnement existe.
D’autres existent
sans jamais mener nulle part.
Il n’y a ici
aucune stratégie.
Simplement une continuité naturelle
entre la parole écrite
et la présence incarnée.
Celles qui reconnaissent
reconnaîtront.
Je respire.
Je suis là.
Je n’ai plus besoin de comprendre.
Je n’avais rien à faire.
Rien à corriger.
Seulement à rester.
Ces phrases existent comme existent ces textes :
sans but,
mais avec tenue.
Parfois, la lecture suffit.
Parfois, elle ouvre un seuil.
Le seuil
Il arrive un moment
où l’on ne cherche plus à comprendre.
Un moment où les mots,
les outils,
les méthodes
cessent de suffire.
Ce qui appelle alors
n’est pas une réponse de plus,
mais un endroit où se tenir.
Un espace intérieur
où l’on ne se raconte plus,
où l’on ne se justifie plus,
où l’on cesse d’attendre
d’être validée.
Ce seuil est discret.
Il ne fait pas de bruit.
Mais celles qui le reconnaissent
savent.
Elles sentent
qu’il est temps
de cesser de chercher
et de commencer à habiter.
Prenez ce qui résonne.
Laissez le reste.
Et si, à un moment,
vous sentez que la lecture ne suffit plus,
alors peut-être
que l’entrée en relation
se fera naturellement.
Sans urgence.
Sans pression.
Avec justesse.
Présence
La présence n’est pas une posture.
Ce n’est pas quelque chose
que l’on adopte,
que l’on apprend,
ou que l’on imite.
La présence apparaît
quand l’on cesse de se fuir.
Quand on arrête de vouloir
être autre,
ailleurs,
plus tard.
Être présente,
c’est rester
quand tout en soi
voudrait s’échapper.
C’est accepter de sentir,
sans dramatiser.
De voir,
sans corriger.
D’être,
sans se défendre.
La présence ne cherche pas
à convaincre.
Elle rayonne.
Silencieusement.
Inévitablement.
Habiter
Habiter sa vie
n’est pas une évidence.
Cela demande
de cesser de se tenir sur le seuil.
De ne plus vivre
à moitié dedans,
à moitié ailleurs.
Habiter,
c’est accepter
que rien ne soit parfaitement prêt.
Que tout ne soit pas encore clair.
Et rester quand même.
C’est choisir
de ne plus différer sa présence.
De ne plus attendre
une version meilleure de soi.
Habiter,
c’est dire oui
à ce qui est là,
maintenant.
Même quand c’est inconfortable.
Même quand c’est nu.
Surtout quand c’est vrai.
La douceur comme fil d'or
La douceur
est souvent mal comprise.
Elle n’est pas tiède.
Elle n’est pas conciliante.
Elle n’évite pas.
La douceur véritable
ne fuit pas la vérité.
Elle la tient
sans violence.
Elle regarde droit.
Elle ne force rien.
Elle n’a pas besoin
de convaincre.
La douceur est une force
qui n’a plus besoin
de se prouver.
Elle sait.
Et cela suffit.
